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02.07.2008

Robert le diable

Robert le diable me fait revenir sur ces pages laissées en friche depuis le 25 mai
Robert le diable le surnom donné par Aragon à Robert Desnos

Robert le diable

Paroles: Louis Aragon. Musique: Jean Ferrat
note: Sur le poème d'Aragon "Complainte de Robert le diable", recueil "Les poètes".


Tu portais dans ta voix comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du sang jeune homme singulier
Scandant la cruauté de tes vers réguliers
Le rire des bouchers t'escortait dans les Halles
Tu avais en ces jours ces accents de gageure
Que j'entends retentir à travers les années
Poète de vingt ans d'avance assassiné
Et que vengeaient déjà le blasphème et l'injure

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Debout sous un porche avec un cornet de frites
Te voilà par mauvais temps près de Saint-Merry
Dévisageant le monde avec effronterie
De ton regard pareil à celui d'Amphitrite
Enorme et palpitant d'une pâle buée
Et le sol à ton pied comme au sein nu l'écume
Se couvre de mégots de crachats de légumes
Dans les pas de la pluie et des prostituées

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Et c'est encore toi sans fin qui te promènes
Berger des longs désirs et des songes brisés
Sous les arbres obscurs dans les Champs-Elysées
Jusqu'à l'épuisement de la nuit ton domaine
O la Gare de l'Est et le premier croissant
Le café noir qu'on prend près du percolateur
Les journaux frais les boulevards pleins de senteur
Les bouches du métro qui captent les passants

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

La ville un peu partout garde de ton passage
Une ombre de couleur à ses frontons salis
Et quand le jour se lève au Sacré-Cœur pâli
Quand sur le Panthéon comme un équarissage
Le crépuscule met ses lambeaux écorchés
Quand le vent hurle aux loups dessous le Pont-au-Change
Quand le soleil au Bois roule avec les oranges
Quand la lune s'assied de clocher en clocher

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne


Bon, mais alors pourquoi ce sursaut de bloguerie?
Et bien parce que comme les surréalistes je suis très attirée par les "coïncidences", les "hasards"

Samedi donc, j'allais chercher du caca de Capucine (la charmante ânesse grâce à qui mes fleurs et mes légumes sont somptueux)
Et Sylvie me présente Desnos : C'est Robert le diable me dit-elle.Devant ma mine plus qu'étonnée elle m'explique ce que j'ai déjà écrit plus haut.

Mais qui est donc ce Desnos-là me direz-vous et bien tout simplement le tout nouveau bébé berger allemand de Sylvie.

mais alors pourquoi ce réveil blogalement brusque ce matin?
Parce que je suis allée sur les pages de Jean-Pierre remplies de papillons et que j'y ai vu un Robert-le-diableVoilà, la boucle est bouclée pour aujourd'hui.

Commentaires

bonjour Bern . très heureux de te retrouver et fier d'avoir participer a ton reveil ! j'espère que tu vas bien , malgré ces temps chauds . a bientôt . je t'embrasse . jean-pierre

Ecrit par : jean-pierre | 02.07.2008

bonjour bern , tres beau texte et les photos de jean pierre sont magnifiques , quel patience pour prendre ces clichés pour avoir tenté d'aprivoiser ces petites bétes sur mon appareil ..... pas triste la chasse aux papillons mini du canon

j aishttp://lepscremolans.free.fr/Identification/page_identification.htm trouvé un site pour essayer de reconnaitre les papillons
je sais pas si ca marche dans ce sens mais c'est on jamais
.... j ais encore des progres a faire grrr
cordialement

Ecrit par : alainF | 02.07.2008

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